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L’an 1844 et le trente du mois d’octobre, jour de mercredi, heures de sept du soir, nous, Augustin Viroles, maire de Padirac, sur l’information donnée par M. Certain, adjoint, et M. Soulhié Philippe, tous les deux de la commune de Loubressac, d’un assassinat commis en plein jour sur cette dernière commune au tènement de Pisserate, nous sommes de suite transporté avec un piquet de garde chez plusieurs cabaretiers de même que dans quelques maisons suspectes dans l’objet de découvrir le meurtrier ; nous avons notamment fait une visite expresse chez Clarety à Lacoste où se tient un jeune homme d’une conduite plus qu’équivoque ayant déjà eu des condamnations pour vol. Malgré les justes défiances que devait nous inspirer cet être pernicieux, un premier interrogatoire auquel nous l’avons soumis nous avait porté à croire qu’il ne serait pas l’auteur du crime affreux commis sur une personne du sexe féminin dont l’identité, jusques à ce moment, était restée inconnue.
Après avoir présenté sous forme brute les pièces du dossier d’instruction criminelle, l’auteur resitue l’affaire dans son contexte, partant d’un plan large, la carte départementale des violences du premier XIXe, puis resserrant la focale, sur une zone au nord du Lot, sur Padirac, sur le hameau de Lacoste, de sorte que nous pouvons finalement revenir sur l’affaire mieux armés pour en comprendre la suite, le jugement.
Tout au long de cette enquête d’archives, une galerie de personnages nous devient aussi familière qu’en un roman noir.