La presse en parle
Revue de presse pour : Jean-Luc Moulène de Nathalie Delbard
Archives de la critique d'art , automne 2009
"[...] Repérant dans la règle le pendant d'un processus normatif de saisie du onde, N. Delbard introduit la notion de "dispositif", définie par Michel Foucault, reprise par Giorgio Agamben, et expose en quoi le travail de Moulène sur le visible élabore une forme de "contre-dispositif", entendu comme mécanisme de résistance qui "refuse son instrumentalisation au service des stratégies dominantes." Et ce n'est pas le moindre mérite de l'auteur de démontrer comment l'art de Moulène instruit une scrupuleuse mise en procès de l'économie politique de l'image".
Olivier Belon, Critique d'art, n°34, automne 2009, p. 30.
ISSN : 1246-8258, 8 €
Revue de presse pour : Introduction aux sciences génériques de François Laruelle
Extrait de l'article sur l'Introduction aux sciences génériques de François Laruelle.
"[...] L'ouvrage s'applique à décrire des usages nouveaux de ce prédicat et à forger le concept radical d'une Science générique, "fusion de la science et du sujet sous la science". Cette science-sujet, non positive, se consomme, selon François Laruelle, comme science de la philosophie et prend ainsi le relais de la "non-philosophie", concept qu'il avait d'ailleurs fondé. [...]
En tant qu'il présente une nouvelle idée, [...] l'ouvrage est destiné tant aux scientifiques qu'aux philosophes et encourage un dialogue au sein duquel les uns devront s'ouvrir aux concepts des autres [...]. Cette recherche très approfondie constitue une préface à de Nouveaux principes de la non-philosophie [...]."
Patricia VERDEAU
Revue philosophique n° 3 / 2009, p. 389-390.
Revue de presse pour : Anthropologie existentiale de Albert Piette
Extrait de l'article "L'âme des cavernes".
"Une des découvertes les plus excitantes dans ce livre court et dense, c'est une intuition lumineuse de la différence fondamentale entre le singe et l'homme. On y trouve aussi une hypothèse très convaincante sur la raison pour laquelle Néandertal a disparu [...].
Dans cet essai [...], Albert Piette, professeur d'anthropologie à l'université d'Amiens et à l'EHESS, poursuit son étude des micro-oscillations de nos gestes et pensées les plus ordinaires, grâce à laquelle il construit une anthropologie du détail.
[...]
L'anthropologie d'Albert Piette n'est jamais loin de la philosophie, elle est voisine aussi de la primatologie. [...] Piette s'interroge sur la manière d'exister d'espèces disparues (Erectus, Néandertal...) et en déduit que c'est Homo sapiens qui a ajouté de la distraction. [...]
Et, en effet, il suffit d'observer un humain dans son environnement habituel pour se demander : Pourquoi donc l'homme aime-t-il les détails, les choses sans importance ?
[...]
[Piette] fait une proposition : la conscience de la mort aurait été trop pénible pour le Néandertalien. Et pose une question qui donne le vertige : Et si la réussite de l'Homme moderne était d'avoir injecté un "pas vraiment" dans ses actes et ses pensées ?"
Natalie LEVISALLES
Libération, jeudi 3 décembre 2009, rubrique Essais Livres, p. VII